Scheda 2 (Attività 7-lezione 3)
Bertha Pappenheim, surnommée Anna O est une femme viennoise née en 1859 et morte en 1936. Elle fut soignée par Joseph Breuer et est souvent considérée comme la première patiente de l'histoire de la psychanalyse.
Le cas d'Anna O est passionnant, notamment en raison de la personnalité exceptionnelle de la malade et la complexité de sa pathologie. En outre, ce cas a été repris et commenté de façons très diverses. Si Breuer et Freud, dans leurs Études sur l'hystérie, ont gardé l'anonymat à la jeune femme en l'appelant Anna O, nous savons à présent qu'elle se nommait en réalité Bertha Pappenheim.
Sa maladie, ainsi que son traitement ont duré deux ans: de juillet 1880 à juin 1882. Il est évident qu'on en a parfois donné une présentation simplifiée, en faisant ressortir ce qui pouvait avoir une valeur exemplaire. En outre, il n'est pas rare de se contenter de rapporter que Breuer, appelé en consultation auprès d'une jeune fille atteinte de troubles considérables (toux nerveuse très pénible, paralysie de trois membres avec contracture et insensibilité, troubles importants de la parole et de la vision, incapacité de se nourrir, ou encore, à un autre moment, d'étancher sa soif), ne lui ménagea pas sa sympathie, et à défaut de pouvoir l'aider directement, accepta de l'entendre.
Ayant remarqué que sa patiente entrait régulièrement dans des états d'absence durant lesquels il lui arrivait de « murmurer pour elle-même quelques mots qui donnaient l'impression de provenir d'un ensemble psychique qui occupait sa pensée », il la mit lui-même, au moyen de l'hypnose, dans un état psychique qui rappelait ses états d'absence et lui répéta les mots qu'elle avait murmurés. « La malade se prêta au jeu et reproduisit ainsi en présence du médecin les créations psychiques qui l'avaient dominée durant les absences et s'étaient trahies dans les paroles exprimées ça et là. » Anna O, à cette époque, ne pouvait s'exprimer qu'en anglais. Elle baptisa cette méthode du nom de talking cure, ou encore de chimney sweeping.
Le premier exemple de guérison d'un symptôme est rapporté par Breuer dans les Études sur l'hystérie. Il faisait, au début de l'été 1882, une très forte chaleur. Malgré une soif dont elle souffrait très durement, Anna O se trouvait dans l'impossibilité de boire. Elle en vint à se plaindre, sous hypnose, de sa gouvernante qu'elle n'aimait pas. Elle avait vu un jour celle-ci donner à boire, dans un verre, à son chien, une bête répugnante. Elle avait ressenti un violent dégoût, mais n'avait rien dit, par politesse. Après qu'elle eut raconté ce souvenir, le trouble disparut pour toujours.
La guérison de ses autres symptômes devait passer par les mêmes voies, et éclairer par avance le travail thérapeutique avec les autres malades que Freud, notamment, eut à traiter. Cependant, il est vrai que l'histoire de la maladie d'Anna O ne peut être présentée d'une manière aussi simple. Breuer lui-même ne cache pas, dans son texte des Études sur l'hystérie, qu'il y eut, dans la maladie et le traitement, plusieurs phases distinctes, avec plusieurs rechutes. Le cas d'Anna O reste le premier où une cure se fonde clairement sur la parole, sur la verbalisation
Premier cas psychanalytique
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Pathologie
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Durée de la maladie
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Symptômes
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Méthode employée
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Exemple de réussite
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Pourquoi c’est nouveau
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